Coup de cœur de la semaine : La Ballade de l’impossible

Aujourd’hui, notre coup de cœur de la semaine n’est pas une nouveauté fraîchement arrivée dans nos rayons mais un livre qui est paru au Japon en 1987 : La ballade de l’impossible d’Haruki Murakami. Le livre a été publié en France bien plus-tard, en 2007 mais le temps n’altère pas la beauté de l’histoire et le charme de l’écriture.

Un livre empreint de douceur, de lenteur, de mélancolie et d’érotisme…quand on le lit on se sent comme dans une bulle ouatée. Son écriture est magnifique : simple, épurée, poétique. En peu de mots Murakami nous transporte dans son univers, dans ses pensées profondes et fines. Le livre donne envie d’écrire, de le lire encore et encore, de regarder la vie autrement.

Même si la lecture de se livre remonte à quelques années, l’impression qu’il laisse est toujours prégnante, inoubliable : comme un rêve qui s’estompe mais qui laisse une trace indélébile.

En écrivant ce billet j’ai vu qu’un film a été diffusé en 2011. Sait-on jamais, le film peut-être aussi bien réussi que le livre ? A vous de juger !  Voici la bande annonce : ICI

 

Le livre est disponible à la médiathèque de Beaupréau.

Résumé du livre :

Au cours d’un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles : Norwegian Wood. Instantanément, il replonge dans le souvenir d’un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s’est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l’aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît…

 

Voici 2 extraits du livre pour vous mettre l’eau à la bouche :

“Je me penchai en avant, tenant mon visage à deux mains pour empêcher ma tête d’éclater, et ne bougeai plus. Une hôtesse de l’air allemande ne tarda pas à s’approcher de moi pour me demander en anglais si j’étais victime d’un malaise. Je lui répondis que tout allait bien et que je venais seulement d’avoir un léger vertige.
«Vous en êtes sûr ?
– Oui, je vous remercie», lui répondis-je.
La jeune femme m’adressa un franc sourire avant de dis­paraître, et la musique fut remplacée par un air de Billy Joël. Je relevai la tête, observai les nuages sombres qui flot­taient dans le ciel au-dessus de la mer du Nord, et songeai à toutes ces choses que j’avais perdues jusqu’alors au cours de ma vie. Les heures envolées, les personnes mortes ou disparues, les pensées qui ne reviendraient plus.”


“Il m’arrive de temps en temps de me réveiller la nuit et d’avoir terriblement peur, me dit-elle en se blottissant contre mon bras. J’ai comme l’impression que si je continue à être tordue et si je n’arrive pas à me retrouver comme avant, je vais vieillir et je vais finir par pourrir sur place. A cette pensée, je me glace jusqu’au fond de moi. C’est affreux, tu sais. C’est pénible à supporter, tout ce froid…”

 

Bonne lecture à tous !